III. IDÉE GÉNÉRALE DE LA DOCTRINE SECRÈTE DES TEMPLIERS.
L'un des derniers en date, le plus profond
peut-être des historiens que les Templiers aient encore rencontrés, l'Allemand
Wilcke, esprit étendu, mais aventureux, fait de ces religieux des précurseurs
de Calvin et de l'Encyclopédie.
« Vue du bon côté, ce sont ses expressions, leur
doctrine secrète n'était autre chose que le protestantisme en général et le
rationalisme en particulier : le templérisme ne succomba que parce qu'il était
venu trop tôt (*)».
(*) Histoire des Templiers, puisée à
des sources nouvelles, Leipzig, 1826-35, t. III, p. 356
Ailleurs, le même
écrivain voit, dans cette doctrine, un gnosticisme mahométan, idée qui,
présentée sous cette forme succincte et absolue, parait difficile à concilier
avec la première, mais qui, toutefois, offre prise à l'examen. L'auteur,
évidemment, a eu en vue l'influence que la doctrine rationaliste et
philosophique des sectes ismaëliennes, avec lesquelles les Templiers furent si
longtemps eu contact, aurait exercée sur leurs opinions religieuses. C'est là
une question que nous discuterons plus tard.
Bornons-nous à dire, pour le moment, que si
l'ordre du Temple avait professé la doctrine du libre examen et le pur déisme,
il constituerait, dans l'histoire religieuse du moyen âge, une exception des
plus singulières. Depuis le Xe jusqu'au XlVe siècle, les doctrines de presque
toutes les grandes sectes ont un fonds commun absolument opposé à cette
opinion. Fidèles en cela aux traditions du
gnosticisme et du manichéisme, presque toutes
admettent soit le dualisme pur,
c'est-à-dire la coexistence de deux principes éternels, l'un père des esprits
et auteur du
bien, l'autre dominateur de la matière et source
du mal, soit le dualisme mitigé par la théorie d'un seul Dieu, créateur du
démon lui-même, mais abandonnant à ce dernier la formation et le gouvernement
du monde matériel. Toutes, au fond, partent de l'idée d'un antagonisme absolu entre
Dieu et le monde ; toutes attestent la difficulté, pour des esprits simples et
étrangers aux hautes spéculations métaphysiques, de concilier l'existence du
mal avec la notion d'un Dieu bon et tout puissant, de concevoir les rapports de
l'esprit et de la matière, du parfait et de l'imparfait, et de s'élever, sur
ces grands problèmes, aux solutions si hautes et si philosophiques du
christianisme.
Outre le dualisme, un point commun à presque
toutes les hérésies contemporaines ou peu éloignées de celle du Temple, c'est
le docétisme ou le système de l'apparence.
Ce système est très ancien et s'il n'est pas sorti
du gnosticisme, il en est pour le moins contemporain, car on le voit déjà
condamné, quoiqu'en termes vagues, dans l'épitre aux Hébreux, qu'on attribue à
saint Paul. Nous suivrons plus tard ses déviations ; mais, envisagé à sa
source, il peut se résumer dans cette idée, que l'essence divine répugne
essentiellement à toute souillure corporelle. Le Christ ne s'est donc point
incarné. Doué d'un corps fantastique et illusoire, il n'a vécu, agi, souffert
qu'en apparence. Ou bien encore, il n'a été qu'en contact avec l'être humain
qui lui a servi d'organe ; un autre homme lui a été substitué sur la croix. De
là cette expression : l'homme-Jésus, qui revient souvent dans le langage
des docètes et que nous trouverons tout à l'heure dans la bouche d'un Templier.
Le docétisme tenait aux entrailles même de la gnose ; il fut commun aux écoles
de Simon, de Saturnin, de Basilide et de Valentin : il s'est infiltré jusque
dans l'islamisme, et c'est là sans doute, avec certaines doctrines mazdéennes introduites plus tard
chez les Schyites, un des fondements de l'opinion qui fait des Templiers des
gnostiques mahométans (*). Mais c'est moins dans
les écrits des gnostiques que dans les faux évangiles répandus en Arabie que
Mahomet parait avoir puisé cette tradition. Presque toutes les sectes cathares
ont professé cette doctrine plus ou moins modifiée. Quelques-unes même l'ont
poussée jusqu'à ses extrêmes limites et n'ont voulu voir dans « l'homme-Jésus »
qu'un imposteur mis à mort pour ses crimes.
(*) Koran, sur., III. Nous reviendrons tout à
l'heure sur ce point. Le mazdéisme est la religion que Zoroastre établit dans
la Perse : quant aux Schyites, nous en parlerons plus loin.
Ces préliminaires posés, interrogeons les
monuments relatifs à la condamnation des chevaliers du Temple : dans les textes
de leur procès, dans des rapprochements autorisés avec les principes
hétérodoxes que nous venons d'esquisser, cherchons ce que fut leur doctrine.
L'idée que les Templiers paraissent s'être faite
de la création et de l'origine du mal ne différait point de celle de la plupart
des autres grandes sectes antérieures ou contemporaines. Comme les Gnostiques
des premiers siècles, comme les Pauliciens du neuvième, comme les Cathares du
onzième, ils étaient dualistes. Ils reconnaissaient d'abord un Dieu supérieur,
un être suprême résidant au ciel. C'est là un fait remarquable qui résulte de
nombre d'aveux.
Frère Jean de Sarnage, précepteur de la maison des
Templiers de Soissons, en recevant Bertrand de Montigniac, et après lui avoir fait jurer à plusieurs
reprises de garder religieusement les statuts
secrets de
l'ordre, lui montre une croix sur laquelle était
l'image de
Jésus. Il lui dit de ne point croire en ce
dernier, parce
qu'il n'était rien, rien qu'un faux prophète, sans
aucune
puissance, sine ullam valorem, mais de croire au Dieu supérieur du ciel qui Seul
pouvait le sauver (*).
(*) Procès des Templiers, doc.
ined., t. II, p. 404
L' initiateur de Foulques de Troyes lui prescrit également de ne point croire au faux prophète Jésus,
mais seulement à un Dieu supérieur (*). Celui de Jean de
Chounes lui dit : « Crois seulement au Dieu du ciel et non en celui-ci (**) ».
On lira plus bas l'importante déposition de Galcerand de Teus. Foulques de
Troyes fait connaître un détail bien remarquable : un des témoins de sa
réception lui montrant l'image de Jésus sur la croix, profère ces mots : « Ne
faites pas grand cas de celui-ci, parce qu'il est trop jeune (***)». Qu'on veuille bien faire attention à ce mot : il renferme
un sens profond.
(*) Ibid., p. 384
(**)Id, ibid. p. 384
(***)
Non faciatis magnum vim de
isto, quia nimis juvenis est. (Procès, t. II, p. 384)
Dans les dépositions relatives au point de dogme
que nous examinons, c'est ordinairement par opposition avec Jésus, avec Jésus
qualifié de faux prophète, que le Dieu Supérieur est. représenté comme le vrai
Dieu, comme le seul auquel on doive croire. C'est dans ce sens qu'il est dit en
plusieurs témoignages : « Croyez au Dieu du ciel et non en celui-ci. - Ne
croyez pas en Jésus, mais seulement au Dieu supérieur ».
Mais on aurait tort de conclure de ces expressions
que les Templiers aient considéré ce Dieu suprême comme l'unique puissance à laquelle
ils dussent un culte. Ils adoraient aussi une idole, et celle idole, comme on
va le voir, n'était point l'image du Dieu du ciel, mais celle du Dieu
inférieur, organisateur et dominateur du monde matériel, l'auteur de tous les
biens et de tous les maux d'ici-bas, celui par qui le mal s'est introduit dans
la création, la source première de tout ce qui parait à la lumière pour jouir
comme pour souffrir. Des dépositions formelles établissent que la divinité
représentée par l'idole était bien un Dieu mauvais, un démon.
C'est un maufe, suivant l'expression de
Raoul de Gysi (*), et ce mot, dans la langue du
temps, signifie justement le Dieu mauvais, le diable (**). C'est un diable d'enfer, selon Pierre de Moncade (***). « Comment s'appelait cette idole ? »
demande l'inquisiteur à Jean de Cassanhas. Il
répond : « Démon, à ce que je puis croire ». Or, ce même Jean de Cassanhas nous
apprend que son initiateur lui dit, en lui montrant l'idole, laquelle avait
figure d'homme : « Voilà un ami de Dieu qui converse avec Dieu
quand il le veut. Rendez-lui grâce du bien qu'il vous fait, et il comblera vos
désirs (****) ». Ces termes si formels, rapprochés de la qualification de démon
donnée par le même témoin à l'objet de son culte, prouvent clairement que, dans
la théologie de l'ordre, le Dieu mauvais n'était point le Dieu supérieur, mais
qu'il était son ami, une divinité en bons rapports avec lui et ayant
assez de puissance pour combler les vœux de ses adorateurs.
(*) RAYNOUARD,Monuments, etc., appendice, p. 290
(**) ROQUEFORT, Glossaire de la langue romane, au mot Maufais.
(***) Doc, ined., Procès, t. II, p. 462
(****) DU PUY, p. 93.
A défaut de cette déposition si positive, les
qualités, les attributs donnés par les Templiers à leur idole suffiraient pour
montrer qu'elle n'était point l'image du Dieu supérieur. Les chevaliers
l'invoquaient « comme un Dieu et comme un sauveur » (art. 40 et 50 de l'acte
d'accusation) ; bien plus, comme le sauveur de l'ordre entier (*). Ils lui adressaient les paroles chrétiennes :Deus adjuva
me (**).
Elle pouvait, suivant eux, les enrichir et donner
à l'ordre toute espèce de biens (***).
(*) Déposition de Déodat Jafet,
dans l'interrogatoire fait par les cardinaux en présence du pape, RAYNOUARD,
Monuments, p. 247
(**) Déposition du premier témoin de Florence, dans
l'interrogatoire publié à la fin de cette étude.
(***) Déposition de Cettus Ragonis et de Gérard de Plaisance, dans
l'information faite à Viterbe (états de l'église), commencée en décembre 1308
et terminée en juillet 1310.
Enfin, et ce sont là des attributs qu'il faut
noter avec soin, la divinité représentée par l'idole avait le pouvoir de faire
fleurir les arbres et germer la terre (art. 56 et 57). Ces termès ne sont
pas seulement ceux de l'acte d'accusation ; ce sont les expressions mêmes dont
se sert le frère Bernard de Parme, le second des témoins entendus à Florence (*).
(*) Audivit a fratibus qui convenerunt in dicto capitulo quod
dictum caput poterat eos salvare et
divites facere, et omnes divitias ordinis dabat eis. Item quod facibat arbores, flores et terram
germinare.
Même déposition dans la bouche du quatrième
témoin, Nicolas Réginus, et du sixième, Jacques de Pighaczano. Or, ces termes
sont exactement ceux employés par l'inquisition de Toulouse pour désigner le
dieu mauvais des Cathares albigeois (*) : nouveau trait de
lumière au milieu de ces ténèbres.
(*) LIMBORCH.Hist. de
l'inquisition, p. 132
Ainsi donc un Dieu supérieur relégué dans les
espaces célestes, pur esprit, étranger au monde comme au mal terrestres, être parfait,
incompatible avec les imperfections et les souffrances d'ici-bas ; puis un dieu
mauvais, organisateur de la matière, qui la façonne, la féconde, la fait
germer et fleurir, qui peut sauver et enrichir ses fidèles, ce sont là les
premiers principes de la théologie des Templiers, telle qu'on peut la déduire
de leurs aveux.
Quant à Jésus-Christ, ce n'est ni un émissaire du
dieu supérieur envoyé pour sauver les hommes, ni même une créature du dieu
mauvais appelé à l'existence pour les tromper et pour entraver ainsi l'œuvre de
salut qui doit s'accomplir par un Christ idéal, habitant non la terre, mais la
Jérusalem céleste. Cet deux idées, qui forment toute la christologie des deux
principales branches de la grande secte albigeoise, sont étrangères aux Templiers.
Leur opinion sur le Christ est plus grossière et
témoigne d'une doctrine très voisine du matérialisme, telle qu'on devait
l'attendre de soldats ignorants et voluptueux, dédaigneux des hautes
spéculations philosophiques. Pour eux, Jésus n'est qu'un homme de chair et d'os
comme tous les autres, un larron, un imposteur mis à mort, non pour racheter
les crimes des hommes, mais pour ses propres crimes. S'il est un point
qui se détache nettement d'une masse imposante de témoignages, c'est assurément
celui-là.
Nous avons cité déjà plusieurs des dépositions
recueillies en France tant en 1307 qu'en 1310, et où Jésus est qualifié de faux
prophète ; on en trouvera nombre de semblables aux pages de ces deux
interrogatoires indiquées en note (*). Les aveux recueillis en
Toscane sont plus explicites encore. Ecoutons Guido de Ciccica, le troisième
des témoins entendus à Florence. Il cite plusieurs chapitres où il a ouï
professer la doctrine suivante : « Jésus
n'est pas vrai Dieu ; c'est un faux prophète. Il
n'a pas été crucifié pour le salut du genre humain, mais pour ses propres
forfaits : on ne peut ni on ne doit être sauvé par lui. » Le quatrième
témoin, frère Nicolas Reginus, reproduit la même doctrine en termes un peu
différents. Il dépose que deux grands précepteurs de l'ordre, Guillaume de
Nove, grand précepteur de Lombardie et de Toscane, et Jacob de Montecucco, dans
un chapitre tenu à Bologne, disaient et professaient que le Christ n'était ni
Dieu ni vrai seigneur, mais un faux prophète ; qu'il n'était pas mort pour le
salut du genre humain et que l'on n'avait point de salut à attendre de lui,
mais d'une certaine tête placée dans la salle du chapitre, que les assistants
révéraient et adoraient comme étant Dieu. Il y avait là deux cents frères
prosternés devant cette idole.
(*) Procès publiés par M.
Michelet, dans la Collection des documents inédits, t 1er, p.294 ; t. II, p. 31,137 144. Ces
dépositions se rapportent à l'interrogatoire dirigé par les commissaires
pontificaux ; pour celles recueillies en 1307, voir sur le même point, t. II, pages 333, 353, 355,
359,383, 384.
Voilà des dépositions importantes que Raynouard,
défenseur un peu trop prévenu de l'ordre du Temple, est loin d'avoir analysé
complètement. Le peu qu'il en dit. est plutôt fait pour égarer que pour guider
l'opinion. On les lira tout au long dans le document inédit imprimé à la fin de
ce travail. Un témoignage cité par Moldenhaver résume énergiquement l'idée que
les initiés de l'hérésie du Temple se faisaient de la personne du Christ : « L'homme
Jésus n 'est mort que pour ses péchés (*). » Ainsi les dépositions
recueillies en Allemagne confirment, sur ce point capital, celles qui furent
entendues en Toscane. Interrogeons maintenant celles de Sicile. Voici les
termes de l'absolution que les chefs s'arrogeaient le droit d'accorder à la fin
des chapitres : « Je prie Dieu qu'il vous pardonne vos péchés, comme il les
pardonna à Marie Madeleine et au larron qui fut mis en croix. » Qu'on veuille
bien remarquer cette association de la Madeleine et du larron qui fut mis en
croix ; on se convaincra tout à l'heure qu'elle est d'un grand poids dans la
question.
(*) Process gegen des ordem der Tempelherrn, Hambourg, 1792, p.
623. MOLDENHAVER, p. 355, cite encore la déposition suivante: « On dit à Albert
de Canelles en lui montrant la croix du manteau ; Ce crucifié là était un faux
prophète ; ne croyez pas en lui ; n'espérez ni ne vous confiez en lui ; en
mépris de lui, crachez sur cette croix. Sur le refus d'Albert de Canelles, on
le contraignit, l'épée à la main.»
Le témoin qui fait connaître la formule
d'absolution que nous venons de rapporter est Galcerand de Teus, entendu à
Sainte-Marie en Sicile, au mois d'avril 1310, par les délégués du pape.
Raynouard ne voyait qu'extravagances dans sa déposition. La connaissance plus
approfondie qu'on possède aujourd'hui des doctrines hétérodoxes du moyen âge
permet au contraire d'en apprécier la portée et la vraisemblance. Pour que rien
ne manque à la clarté de sa déposition, Galcerand de Teus ajoute : « Par le
larron dont parle le chef du chapitre, il faut, selon nos statuts, entendre ce
Jésus ou Christ qui fut crucifié par les Juifs, parce qu'il n'était pas Dieu et
que cependant il se disait Dieu et roi des Juifs, ce qui était un outrage
envers le vrai Dieu qui est dans les cieux. Lorsque Jésus, quelques instants
avant sa mort, eut le côté percé d'un coup de lance par Longin, il se repentit
de ce qu'il s'était appelé Dieu et roi des Juifs, et demanda pardon au vrai
Dieu : alors le vrai Dieu lui pardonna. C'est ainsi que nous appliquons au
Christ crucifié ces paroles : comme Dieu pardonna au larron qui fut mis en
croix.
« Quant à la Madeleine, continue le même témoin, ses péchés
lui furent remis par le vrai Dieu qui est au cieux, parce qu'elle fut son amie
et que, pour le servir, elle fréquentait les églises et les monastères, et
qu'elle allumait les lampes des églises
(*). »
(*) RAYNOUARD, p. 282. Nous ne
donnons ici que les deux dépositions les plus significatives. On en possède une
foule d'autres, qui toutes prouvent également le mépris que l'ordre attachait à
la personne du crucifié. Nous rappellerons seulement ici celles de Bertrand de
Montigniac, de Foulques de Troyes, de Jean de Chounes, citées plus haut.
Dans la pensée intime de l'ordre du Temple, Jésus
n'est donc rien autre chose qu'un homme, un coupable justement supplicié pour
ses crimes. « L'homme Jésus n'est mort que pour ses péchés. » Dieu ne s'est pas
incarné ; il n'a pas souffert, il n'a pas péri sur la croix : « Vous ne devez
pas croire que Dieu soit mort, dit un des chefs, parce que cela n'est pas
croyable (*) ». De là le mépris que l'ordre
affichait pour la croix et les insultes qu'il lui prodiguait ; de là cette
obligation imposée aux initiés de cracher trois fois sur le crucifix, de le souiller
d'une façon plus ordurière encore, et cela le vendredi, et même le vendredi
saint (**). « Ce n'est rien de plus qu'un
morceau de bois » dit Gérard de Passage ; « notre seigneur est au ciel (***)», et sommé de conspuer et de fouler aux pieds la croix,
il obéit aussitôt. De là enfin, car tout s'enchaîne clans ce système, de là
l'omission des paroles sacramentelles de la messe : Hoc est corpus meum., fait
qui fut avoué par plusieurs prêtres de l'ordre (****).
(*) Déposition d'Etienne Trobati,
RAYNOUARD, p.248.
(**) Déposition de Nicolas
Reginus, quatrième témoin de Florence.
(***) Procès, t. 1er, p.213.
(****) Procès, t. II, p. 155 cl pnssim. - Dans
l'information qui fut faite en Angleterre, de 1309 à 1311, deux témoins
déposèrent de l'omission des paroles de la consécration et treize de
l'absolution laïque.
Toute secte qui nie la divinité de Jésus nie, par
cela même, la transsubstantiation : c'est une conséquence obligée.
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